Poursuite de la campagne syndicale unitaire contre l’extrême droite

Le comité régional CGT Picardie relaie : communiqué de la confédération CGT :

Engagée le 29 janvier 2014, la campagne unitaire « Uni-e-s contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques » a permis, tout en lançant l’observatoire national intersyndical des municipalités tenues par l’extrême droite, d’organiser des journées d’étude dans les départements avec nos militants respectifs sur le contenu du danger que représente l’extrême droite.

Depuis mai 2015, des temps forts dans des villes gérées par des équipes municipales d’extrême droite ont rassemblé plusieurs centaines de salariés, retraités, privés d’emploi et étudiants, dans l’Hérault, en Moselle, dans le Vaucluse et le Pas-de-Calais.

Nos ateliers portant sur les « municipalités d’extrême droite employeurs », leurs attaques sur le milieu associatif et culturel, leur rapport à l’éducation, ou encore sur le décodage de leurs stratégies de communication, font voler les masques. Ils libèrent la parole dans des lieux où les pressions et intimidations sont légion.

Dans ces deux derniers départements, des observatoires intersyndicaux départementaux ont vu le jour suite à nos débats. Des actions, comme par exemple des distributions de tracts dans des zones industrielles ou à proximité de centres hospitaliers, se sont déroulées au printemps. Ce travail de longue haleine se poursuit et nos organisations souhaitent fédérer le plus largement possible.

De prochaines initiatives auront lieu au cours du premier semestre 2018. Une dans le Var en janvier, une autre au printemps – à destination de la jeunesse – dans une université francilienne ! Les dernières séquences électorales du printemps et la hausse des suffrages exprimés pour des candidats d’extrême droite – en particulier le FN – renforcent notre conviction et notre détermination à toujours plus développer des analyses, initiatives, communications (en particulier sur les réseaux sociaux), actions syndicales contre le développement des idées identitaires, racistes et xénophobes, véritable poison pour les droits des salariés actuels, anciens ou futurs.

Les travailleurs sont concernés par la montée de l’influence de l’extrême droite. Il est de notre responsabilité de décrypter le discours du FN et de le confronter à la vraie vie, observée sur les lieux de travail et dans les villes, car il se révèle être une véritable imposture sociale pour les droits des salariés, la solidarité nationale, notre système de sécurité sociale ou bien le système éducatif.

Nos organisations s’engagent donc fermement à travailler avec les salariés à des issues progressistes pour sortir du piège qui astreindrait les travailleurs à choisir entre austérité, libéralisme outrancier et repli identitaire !

Nos organisations s’organisent pour investir plus avant le terrain des entreprises, du service public, des outils numériques et sociaux, pour toucher au plus près du quotidien et du lieu de travail les salariés du privé et les agents de la fonction publique.

 

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Faussaires d’hier et d’aujourd’hui : du national-socialisme au FN

La Confédération générale du travail (CGT) et son collectif de lutte contre les idées d’extrême-droite, en partenariat avec l’IHS CGT, organise un premier débat autour de la thématique de lutte contre le racisme. Ce débat auquel vous êtes conviés permettra de revenir sur le rapport de l’extrême-droite avec le syndicalisme, sur la construction d’un discours autour de la haine de l’autre, de l’étranger, et son utilisation.


Pour en débattre, au siège de la CGT, quatre experts sont invités :

Né en 1973, Grégoire Kauffmann est historien de formation. Secrétaire délégué de l’association Liberté pour l’histoire, Grégoire Kauffmann est aussi maitre de conférence à l’IEP de Paris. C’est un spécialiste reconnu des droites radicales. Il a obtenu le 7e prix du sénat du livre d’histoire en 2009. Il a notamment publié une biographie d’Édouard Drumont, théoricien de l’antisémitisme, et un essai sur le Front national, Le nouveau FN, les vieux habits du populisme (éditions le Seuil, 2016).

Tal Bruttmann est un historien français. Entre 2001 et 2011, il a dirigé les travaux scientifiques de recherche pour la commission d’enquête de la ville de Grenoble sur les spoliations des biens des juifs en Isère durant la seconde guerre mondiale. En 2006, il publie aux éditions La Découverte Au bureau des affaires juives. L’administration française et l’application de la législation antisémite. Il y étudie l’élaboration du statut des juifs de France.

Robert Mencherini est historien, membre de plusieurs équipes de recherche régionales et nationales. Résident à Aix-en-Provence, il est notamment l’auteur de Guerre froide, grèves rouges. Parti communiste, stalinisme et luttes sociales en France. Les grèves « insurrectionnelles » de 1947-1948, et de « Midi rouge, ombres et lumières », grande fresque historique en quatre volumes retraçant l’histoire du sud de la France des années 1930 à 1947. Il est reconnu en Provence comme un des meilleurs historiens de la période contemporaine.

Jérôme Beauvisage est historien, membre du bureau de l’Institut d’histoire sociale (IHS). Créée en 1982 à l’occasion du congrès confédéral de Lille, cette structure montre l’intérêt que porte la CGT à la connaissance historique. Se consacrant en premier lieu à la sauvegarde, au classement et à la valorisation des archives de la Confédération, l’IHS vise à ce qu’un large public puisse s’approprier les expériences sociales et politiques du passé.

Pour vous inscrire à ce débat organisé le mercredi 18 octobre dans le
patio de la CGT – 263, rue de Paris, Montreuil, 9 heures
renvoyez un mail à campagnecontreleracisme@cgt.fr

 

 

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