la levée des brevets sur les vaccins, une urgence pour lutter contre la covid

La reprise de l’épidémie à travers la planète, avec un nouveau variant Omicron et après une année de campagne de vaccination, relance le débat sur la levée des brevets. Une occasion de continuer à porter la pétition exigeant un changement législatif concret « pour faire du vaccin un bien commun ».

La question de la levée des brevets sur les vaccins mérite d’autant plus d’être posée après la publication, en novembre dernier, de l’étude la People’s Vaccine Alliance sur les résultats des géants pharmaceutiques.

D’après cette association, qui milite pour une meilleure répartition des vaccins à travers le monde, Pfizer, BioNTech et Moderna engrangent plus de 1000 dollars de profits par seconde.

Contrairement à AstraZeneca et Johnson & Johnson qui vendent pour l’instant leurs vaccins à prix coûtant, le trio a amassé cet argent en vendant l’immense majorité de leurs doses à des pays riches. Pour Pfizer, le chiffre d’affaires pourrait dépasser les 100 milliards de dollars en 2022. C’est deux fois plus qu’avant la pandémie.

Mais, pour le géant pharmaceutique américain, comme pour ces concurrents, il est hors de question de favoriser l’accès aux vaccins.

Conscients que nous ne pourrons stopper la pandémie sans élargir et favoriser l’accès au vaccin aux populations à travers la planète, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger, au moins temporairement la levée des brevets. Mais malgré la pression, la Commission européenne, le Royaume-Uni et la Suisse, continuent de défendre le business des multinationales pharmaceutiques. Officiellement, cela nuirait à l’innovation !

Pourtant, si les formules sont la propriété des entreprises pharmaceutiques, les recherches des trois sociétés ont été largement financées par l’argent public.

Le montant s’élèverait à plus de 11 milliards de dollars pour les Etats-Unis et au moins deux milliards d’euros pour l’Europe. Un financement public qui ne permet même pas la transparence sur la fixation du prix des vaccins.

Un manque de transparence qui créé non seulement de la méfiance mais qui pèse surtout sur les comptes du budget de la sécurité sociale.

Pour la CGT, dans la lutte contre la covid, l’occasion a été manquée de rétablir la confiance en imposant une régulation publique et la transparence dans le seul intérêt du patient-citoyen.

C’est pour toute ces raisons que la CGT est engagée dans l’Initiative citoyenne européenne (ICE) « #Right2cure : Pas de profit sur la pandémie » au travers d’une pétition, pour exiger que ces questions soient débattues à la commission européenne.

 

Mots-Clés : # # #
Imprimer cet article Télécharger cet article